Télétravail, activité partielle, congés, RTT et déplacements professionnels : défendons nos droits de salariés durant le nouveau confinement

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Avec le nouveau confinement, les salariés vont être une nouvelle fois contraints de s’adapter à des situations difficiles et souvent à la détérioration de leurs conditions de vie et de travail. Le SGJ-FO continuera à agir pour que les salariés ne fassent pas une nouvelle fois les frais de la gestion de la crise sanitaire.

Le télétravail:  Déjà la règle pour beaucoup d’entre nous, il va s’étendre un plus plus avec l’injonction du gouvernement à sa mise en place de manière systématique quand il est possible, avec cependant le maintien possible d’un jour en entreprise par semaine.

Nous devons veiller à ce que le télétravail ne se traduise pas par une charge de travail ou des horaires augmentés, que le droit à la déconnexion soit respecté. Nous rappelons que la santé au travail est de la responsabilité de l’employeur et que c’est à lui de mettre en place les mesures pour que le télétravail systématique ne débouche pas sur plus de stress, de sentiment d’isolement, de mal-être comme c’est souvent déjà le cas.

Nous exigeons des employeurs que le télétravail fasse l’objet d’une réelle compensation financière des frais qu’il entraîne pour le salarié et notamment le maintien des titres restaurant quand les salariés en bénéficient.

L’activité partielle: Le gouvernement a décidé de proroger jusqu’à fin avril les dispositions concernant la compensation de l’activité partielle : maintien de 70% du salaire brut, soit 84% du net.

Nous n’acceptons pas que les salariés placés de force en activité partielle puissent perdre de l’ordre de 16% et plus de rémunération quand les entreprises sont, elles, indemnisées à 100%.

Nous exigeons donc des entreprises qu’elles maintiennent l’intégralité des salaires (comme c’est le cas pour ceux qui touchent jusqu’à 1,15 SMIC)  et de tous les éléments de rémunération afférents.

Nous veillerons à ce que les pigistes, déjà en grande difficulté, puissent bénéficier de cette indemnisation, qu’ils aient une carte de presse ou non, conformément aux dispositions de l’arrêté d’avril 2020, et à ce que les entreprises ne profitent pas de ce nouveau confinement pour priver les pigistes de travail et de rémunération comme ils l’ont beaucoup trop fait en 2020.

Les salariés placés en télétravail mais qui, du fait de la fermeture des écoles, doivent garder leurs enfants et se trouvent dans l’impossibilité d’assurer leurs tâches doivent pouvoir bénéficier d’une prise une prise en charge à 100%  par l’activité partielle.

Congés et RTT: De nombreuses entreprises ont déjà (fortement) incité leurs salariés à poser des congés ou des RTT pendant ce nouveau confinement.

Elles s’appuient pour cela sur un décret scélérat de 2020 qui autorise les employeurs à imposer la prise de congés payés ou de modifier les dates d’un congé déjà posé, dans la limite de 6 jours ouvrables (soit une semaine de CP) en respectant un préavis d’au moins un jour  franc, ou de fractionner des CP sans l’accord du salarié.

L’employeur peut aussi imposer au salarié de prendre ou modifier les journées de RTT.

Au total, il ne peut imposer au salarié de prendre plus de 10 jours de repos ou d’en modifier la date.

Nous exigeons que dans la situation difficile actuelle, les salariés puissent pouvoir disposer au maximum de leur droit à prendre des congés ou de disposer de leurs RTT aux dates qui leur conviennent.

Déplacements professionnels: Nous rappelons qu’il est de la responsabilité des entreprises de veiller à ce que les tâches de reportage puissent se faire dans les conditions maximales de sécurité pour les salariés concernés.

Pour les déplacements professionnels, la direction de la presse écrite et des métiers de l’information au ministère de la Culture, avait indiqué pendant le second confinement que la carte de presse suffit à les justifier. Il n’y a donc pas besoin d’avoir en plus une attestation de l’employeur. Cette attestation, est en revanche nécessaire pour tous « les autres personnels de rédaction ».

Photo : Vlada Karpovich sur Pexels.com