Un troisième plan de suppressions de postes en l’espace de deux ans… Jusqu’où ira le milliardaire Bolloré dans l’assèchement des rédactions du groupe Prisma Media, numéro un de la presse magazine en France (Capital, Géo, Femme actuelle, Télé Loisirs) ?
Le plan, annoncé par la direction du groupe le mardi 31 mars et censé s’appliquer à la fin de l’année, prévoit de supprimer pas moins de 40% des effectifs, soit au moins 261 postes (dont 16 actuellement vacants) sur 650. Parmi eux, environ 90 emplois de journalistes.
Cette nouvelle vague de « départs » s’annonce donc massive et brutale pour les salariés. La direction du groupe, aux mains de Vincent Bolloré depuis 2021, invoque, sans grande originalité, une situation économique difficile, liée à l’érosion des ventes papier et des revenus sur le numérique : « Prisma doit repenser et adapter son modèle », affirme le vice-président du groupe. Mais comment ces plans successifs pourraient-ils être gages d’avenir dans des rédactions vidées d’un quart de leurs effectifs ?
D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser que ce plan n’est pas sans rapport avec le recours de plus en plus prononcé à l’intelligence artificielle au sein du groupe pour remplir les pages de ses magazines à bas coût.
Et quand on vide une rédaction de ses effectifs, il est plus facile ensuite de lui imposer de faire faire faire autre chose que de l’information. L’interventionnisme éditorial de l’actionnaire avait déjà été dénoncé par les journalistes de Capital il y a quelques mois.
Le SGJ-FO exprime son soutien total aux journalistes et aux salariés des rédactions du groupe Prisma, et s’associera à toute initiative prise en défense de l’emploi, des intérêts matériels et moraux des consoeurs et confrères concernés.
Paris, le 1er avril 2026
Crédit photo : Thomon (Siège de Prisma Media à Gennevilliers, rue Henri Barbusse.)
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