Solidarité avec nos confrères grecs

Nos confrères journalistes grecs ont observé une grève massive le 26 novembre pour protester contre les diminutions de salaires et les suppressions d’emplois qui les frappent en raison des mesures d’austérité imposées à leur pays par l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

A la veille d’une grève générale appelée par tous les syndicats du public et du privé, plusieurs centaines de journalistes ont manifesté dans le centre d’Athènes, depuis le siège du syndicat des rédacteurs des quotidiens grecs (Esiea) jusqu’au Parlement, derrière une banderole proclamant « Non aux baisses de salaire ».

Nos confrères sont particulièrement touchés par les mesures visant les salariés grecs, avec un taux de chômage avoisinant 40% et une précarité galopante. Depuis la mi-novembre, le quotidien Eleftherotypia ne paraît plus: ses journalistes, qui ne sont plus payés depuis 9 mois, se sont mis en grève. Ce quotidien avait déjà fermé une première fois en 2012 en licenciant 800 employés avant de reparaître quelques mois plus tard avec 240 employés, dont la majorité provenait de l’ancien journal.

On ne compte plus les quotidiens, sites ou chaînes de télévision obligés de fermer. Et tout le monde garde en mémoire la décision inique du gouvernement de fermer du jour au lendemain, en juin 2013, l’ancienne télévision publique grecque (ERT), avec 2.600 licenciements à la clé. A peine 800 d’entre eux ont retrouvé un emploi à la nouvelle télévision publique Nerit.

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