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Soutien aux journalistes en grève de Challenges et de La Tribune

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Le SGJ-FO exprime son plein soutien aux journalistes en grève des rédactions de Challenges et de La Tribune. Dans un communiqué commun, ces derniers ont dénoncé, mardi 21 avril, « l’atteinte inédite portée au pluralisme de la presse économique, dans un paysage médiatique dominé par quelques milliardaires qui multiplient les entailles à la déontologie, sacrifient les emplois, et abîment les médias qu’ils achètent ».

Notre profession fait en effet face à une série de mesures brutales, menaçant la capacité de rédactions et des journalistes qui les composent à informer, éclairer le citoyen, dans le respect des devoirs qui s’imposent à notre profession.

La Tribune est menacée de disparaître. Son actionnaire, l’homme d’affaires Rodolphe Saadé, projette de supprimer la totalité des postes de journalistes, pour en recréer une trentaine seulement dans un « pôle économique » chapeauté par BFM, laissant présager la mort du titre.

A la rédaction de Challenges, tout juste tombée dans l’escarcelle du groupe LVMH, le nouveau propriétaire Bernard Arnault refuse de donner des garanties sur l’indépendance éditoriale de la rédaction – voilà qui pourrait pousser un certain nombre de journalistes à partir dans le cadre de la clause de cession. A juste titre, ils s’interrogent sur l’évolution éditoriale du titre, dans le contexte particulier de la campagne présidentielle de 2027.

Ces plans menaçant l’existence même de ces médias s’inscrivent dans un contexte plus général. Depuis décembre 2025, près d’un millier de suppressions d’emplois ont été annoncées dans la presse écrite – elles s’ajoutent aux plans mis en œuvre l’an dernier, notamment au Parisien-Aujourd’hui en France (propriété de LVMH) ou au Courrier Picard (groupe Rossel). 261 postes sont menacés sur 650 au sein de Prisma Media (numéro un de la presse magazine en France, contrôlé par le groupe Bolloré), 132 postes visés chez CMI France (Elle, Marianne, aux mains du milliardaire Daniel Kretinsky), 152 postes sur 1600 emplois parmi les titres du groupe Centre France (La Montagne, La République du centre) … Le 1er avril dernier, les salariés de Ouest France débrayaient eux aussi pour protester contre un plan d’économies, tandis que le groupe EBRA (Le Dauphiné libéré, Les DNA) prépare le sien.

Le SGJ-FO dénonce cette saignée, qui ébranle des rédactions entières et menace la liberté d’informer et le droit à être informé. Il est disponible pour une action unitaire en défense de l’emploi à l’échelle de toute la profession. 

Paris, le 23 avril 2026.


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