pour exiger :
- L’arrêt des suppressions d’emplois, IA ou pas IA. Des effectifs nécessaires pour un journalisme de qualité, la titularisation des CDD nécessaires au travail des rédactions.
- Des conditions de travail décentes et l’arrêt de la précarité
- Des rémunérations à la hauteur de nos qualifications. Non à la baisse continue des budgets piges !
- Le respect de notre statut professionnel permettant de résister aux pressions d’où qu’elles viennent, aux dérives déontologiques ou idéologiques. Oui à l’indépendance, oui au droit d’informer !
Les organisations syndicales de journalistes, dont le SGJ-FO, appellent à une manifestation nationale à Paris le jeudi 18 juin pour aller porter les revendications de la profession au ministère de la Communication.
Cet appel est également lancé par des syndicats représentant les autres catégories de notre secteur professionnel, dont le SNPEP-FO. Il est appuyé par de nombreuses organisations, associations ou collectifs.
La plupart des organisations syndicales signataires appellent à la grève ce jeudi 18 juin.
La profession connaît une situation dramatique. Depuis la fin de 2O25, près de 1000 suppressions d’emplois ont été annoncées dans le secteur de la presse. C’est une véritable hécatombe. Pas un titre, pas une rédaction qui n’ait été touché, toutes formes de presse confondues. Ces plans destructeurs ne touchent pas que les journalistes mais toutes les catégories de salariés des médias.
Cette casse de l’emploi, l’affaiblissement, voire la disparition, de nos métiers sous couvert de mesures d’économie, de « transition numérique » et aujourd’hui, d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), n’en finissent pas de détériorer les conditions de travail : pressions des hiérarchies exigeant de faire toujours plus avec moins pour répondre à la course à l’audience, précarisation accrue, alors que pigistes et CDD servent de plus en plus de variable d’ajustement des politiques d’économies budgétaires, dérives déontologiques.
La concentration de la presse aux mains de milliardaires accroît les atteintes à l’indépendance des journalistes et au pluralisme. Des titres disparaissent quand d’autres se muent en officines de propagande ou de désinformation. Cette situation menace l’accès des citoyens à une information pluraliste et de qualité et donc l’existence du droit démocratique essentiel qu’est le droit à être informé.
Le SGJ-FO appelle les rédactions à se saisir de cette journée de grève et de manifestation pour s’organiser et affirmer leurs exigences auprès de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
Il les appelle à se réunir lors d’assemblées générales, avec leurs syndicats dans les entreprises, pour dresser la liste de leurs revendications particulières et décider des moyens et formes d’action pour les faire aboutir.
Le SGJ-FO appelle à cesser le travail le 18 juin et à participer, pour ceux qui le peuvent, à la manifestation nationale qui se rendra au ministère de la Communication à Paris, où les syndicats ont demandé à être reçus.
[Communiqué du SGJ-FO, Paris, le 5 juin 2026]
Dessins offerts dans le cadre de la mobilisation du 18 juin


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