Refusons toutes les régressions sociales

13/10/2015

Edito

En Europe, le FMI, la Banque centrale européenne et la Commission européenne imposent l’austérité qui se traduit, pour tous les peuples, par le chômage, la précarité et la misère.

Le gouvernement français, aux ordres de la Commission européenne, donne des gages tous les jours. D’abord, en voulant faire appliquer le pacte de responsabilité à marche forcée et en le déclinant avec la loi Macron 1 qui remet en cause les droits des salariés en imposant le travail du dimanche et de nuit, la casse de la justice prud’homale, et en détruisant les conventions collectives des salariés.

A ces dispositions néfastes s’ajoutent la loi Rebsamen qui affaiblit particulièrement le rôle des CHSCT, la loi Touraine qui s’attaque de plein fouet à l’hôpital, au personnel et aux malades, la réforme territoriale qui menace la République une et indivisible et la démocratie communale.

Et aujourd’hui le rapport Combrexelle entend remettre en cause le code du travail en entérinant les dérèglementations en cours et en voulant inverser la hiérarchie des normes.

Dans notre secteur professionnel, les milieux financiers achèvent de mettre la main sur la grande majorité des titres, avec la bénédiction du gouvernement qui asphyxie l’audiovisuel public. Dans les rédactions, les effectifs ne cessent de diminuer, les conditions de travail de s’aggraver.

A l’AFP, la direction avec la bénédiction du gouvernement, entend imposer au personnel la suppression de tous les accords sociaux en vigueur dans l’entreprise depuis sa création.

Jamais les salariés n’auront eu à subir une telle violence sociale, une telle volonté de retour en arrière, une telle remise en cause de tous les acquis arrachés au cours de décennies de combat pour les droits ouvriers.

Alors  oui, plus que jamais le combat syndical est nécessaire. Oui, plus que jamais nous devons, sans transiger, défendre pied à pied les intérêts particuliers des salariés. Oui, plus que jamais nous devons dire non à toutes  les régressions sociales. Pour imposer le nécessaire rapport de force, y a-t-il d’autre solution que de bloquer l’économie, y a-t-il une autre alternative que la grève générale de tous les secteurs professionnels ?

Tristan Malle

Secrétaire général du SGJ-FO

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