Nouvelle menace sur le statut fiscal des journalistes

Dans sa recherche éperdue d’économies pour satisfaire les exigences européennes en matière de déficit public, les actuels dirigeants du pays (comme les précédents) ont clairement choisi leur cible : les salariés. Qu’importent les milliards généreusement déversés dans les caisses des patrons via le CICE ou le Pacte dit de responsabilité, tout dispositif un tant soit peu favorable  à ceux qui produisent doit passer à la moulinette.

Un rapport remis durant l’été au ministre Sapin cible ainsi 92 « niches sociales », c’est-à-dire des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient certaines professions ou secteurs d’activité. Parmi celles-ci figurent les exonérations spécifiques aux régimes de prévoyance et de retraites complémentaires des salariés (déjà victimes d’une offensive en règle du Medef et du gouvernement) mais aussi l’assiette et le taux réduit applicables aux cotisations sociales des journalistes.

Selon les auteurs du rapport, cette mesure a représenté le faramineux total de 172 millions d’euros en 2014 ! Pas de quoi renflouer les caisses de l’Etat, c’est sûr, mais l’assurance pour les 37 000 journalistes de voir leur rémunération encore diminuer et leur pouvoir d’achat, déjà mis à mal, une nouvelle fois rogné.

Si cette préconisation n’a pas encore été suivie d’effet, ne nous y trompons pas : elle entre dans le cadre d’une attaque plus globale contre notre statut et notre régime fiscal, visant particulièrement l’allocation pour frais d’emploi, toujours dans la mire de nos gouvernants et des politiciens de tous bords.

 

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