Le Parisien : les patrons changent, pas nos revendications

25/01/2016

La Morasse

Depuis la fin octobre, le « Parisien – Aujourd’hui en France » a officiellement changé de main, passant du giron de  la famille Amaury à celui du groupe LVMH. Pour  les salariés, aucun changement. Comme il fallait s’y attendre, les repreneurs sont prêts à continuer la même politique de réduction d’effectifs au coup par coup, de développement du web sans aucune perspective et d’absence d’investissements. S’y ajoutent aujourd’hui les craintes sur la ligne éditoriale du titre et un déménagement déjà programmé mais dont la destination reste encore inconnue.

A la mi-octobre, après consultation de la section, les délégués FO ont refusé de signer l’accord proposé par Francis Morel, nouveau patron du Parisien, sur la clause de cession. Durant toute la durée des négociations, ils se sont tenus au mandat de la plateforme revendicative adoptée en assemblée générale en mai. Cette plateforme insistait sur la défense des emplois (un départ = une embauche) et des conditions de travail et rappelait l’attachement de tous les salariés du « Parisien » à l’indépendance rédactionnelle du journal. Au final, le texte proposé, et visiblement du goût des deux syndicats signataires (SNJ et SNJ-CGT), précise juste que les effectifs resteront « sensiblement identiques ». De plus, la nouvelle direction avait refusé de s’engager à nous donner de la visibilité sur le lieu du déménagement avant la fin de la clause de cession.

Depuis, la première réunion de la commission de suivi sur les départs de journalistes, commission obtenue par FO, n’a fait que confirmer du bien fondé de notre non-signature. Déjà, sur onze départs, un ne serait pas remplacé au prétexte qu’il s’agit d’un pigiste permanent. Deux autres, dans les éditions départementales, sont comblés en CDD sous prétexte d’une réflexion sur une « nouvelle formule »… Quant au déménagement, la direction pourrait avoir une visibilité « à l’été », alors que la clause de cession sera close au…30 juin.

Les représentants FO ont  fait savoir à la direction que pour eux le compte n’y était pas et que la plateforme de revendications adoptée en assemblée générale en mai dernier est toujours d’actualité.

 

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