Le Parisien : journalistes, employés et cadres réunis massivement décident la grève d’avertissement et une nouvelle assemblée générale le 15 octobre

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LPParis, le 8 octobre 2018

MOTION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

DES SALARIÉS DE L’UES LE PARISIEN

du 8 octobre 2018 

Réunis en assemblée générale à l’appel des organisations syndicales FO (SNPEP-FO et SGJ-FO), SNJ, SNJ-CGT et SGLCE-CGT, les salariés de l’UES « Le Parisien » (Team Média, LP Management, Le Parisien, Le Parisien Week-end), ont pris connaissance des réponses apportées par la direction à leurs questions et revendications telles que votées ce jour-même lors d’une première assemblée générale (1).

286 salariés ont pris part à un nouveau scrutin et décidé, pour 198 d’entre eux (69%), de voter la grève non-reconductible, 74 salariés (25,8 %) se prononçant contre (7 blancs, 6 abstentions et un nul).

Ce vote, qui marque le premier mouvement de grève depuis le rachat en 2015 du journal par le groupe LVMH, est un signal fort pour indiquer à la direction que ses réponses ne sont pas à la hauteurs des attentes des salariés de l’UES « Le Parisien ».

L’assemblée générale vote à l’unanimité moins six voix cette nouvelle motion et mandate les organisations syndicales pour rencontrer la direction ce jeudi à 18 heures afin d’obtenir des réponses plus précises sur leurs revendications.

Une nouvelle assemblée générale est prévue pour le lundi 15 octobre à 13h30.

(1)
* Quelle est la feuille de route de la direction pour le groupe « Les Echos » – « Le Parisien », par secteur et pour l’UES « Le Parisien » en particulier, pour les rédactions du Parisien ? A quelle échéance ? Confirmation du maintien de nos acquis sociaux ? Avec quels moyens humains et financiers ?

* Que tous les postes non remplacés ou pourvus par des CDD à répétition fassent l’objet, dans les plus brefs délais, d’appels à candidatures en CDI et que soit résorbée la situation de grande précarité des pigistes permanents.

* Renforcement des services en effectifs là où les outils, notamment informatiques, ne sont pas opérationnels et arrêt immédiat du management à la dure.

* Arrêt immédiat du plan d’économie sur les non-remplacements des arrêts maladie ou des accidents du travail.

* Le web comme le print doivent bénéficier des mêmes services de réalisation (correction, imagerie,…) pour assurer un contenu de qualité, nécessaire au développement de ce support avec les effectifs nécessaires.

* Réévaluation des indemnités kilométriques en fonction de l’augmentation du prix du carburant.

Motion votée à l’unanimité moins 9 contre et 3 abstentions. Par ailleurs, l’assemblée générale mandate les organisations syndicales pour rencontrer immédiatement la direction générale et lui rendre compte dans la foulée. Votée à l’unanimité moins 19 contre et 16 abstentions.