Mondadori France : au moins 700 emplois menacés

Mondadori France est le troisième éditeur de presse magazine français. Vous lisez peut-être certains des 30 titres très divers qu’il publie : Pleine Vie, Science & Vie, Science & Vie Junior, Top santé, L’Ami des jardins, Modes & Travaux, Diapason, Réponses photo, Télé Star, Télé Poche, Grazia, Biba, Auto Plus, L’Auto-Journal, Sport Auto, Nous deux, Closer, le Chasseur français…

Des magazines parfois centenaires, qui ont des millions de lecteurs fidèles et qui, chacun à sa façon, tiennent une place importante dans le paysage culturel et éditorial français.IMG-20181018-WA0000

Le 18 octobre, les salariés de Mondadori manifestent devant l’Hôtel de ville de Paris.

 

Pourtant, l’éditeur italien Mondadori, contrôlé par la famille Berlusconi, a décidé de se débarrasser de sa filiale française et s’apprête à la céder au groupe Reworld Media, quitte à la brader.

Objectif : se concentrer sur son activité la plus rentable, l’édition de livres en Italie, conformément aux brillants conseils des analystes financiers.

Problème, Reworld Media n’est pas vraiment un éditeur de presse. Ce qui l’intéresse, c’est de transformer les lecteurs en contacts pour les annonceurs, en priorité sur les supports numériques (ça coûte bien moins cher et les données peuvent être exploitées à l’infini). Autant dire que la qualité éditoriale, la rigueur de l’information, la satisfaction des lecteurs sont le cadet de ses soucis.

En 2014, Reworld a repris 8 magazines dont Lagardère voulait se débarrasser. Un an après, 90 % des salariés transférés avaient été poussés dehors. Et, depuis, ce sont des sous-traitants qui conçoivent et réalisent au rabais ces magazines, devenus par ailleurs de simples vitrines commerciales sur Internet, quand ils n’ont pas disparu.

Si la cession à Reworld se réalise, 700 emplois CDI ainsi que ceux de centaines de pigistes et précaires seront directement menacés.

Au-delà, compte tenu du poids de Mondadori dans la presse écrite, c’est toute la filière, déjà très ébranlée, qui en subirait les effets, des imprimeurs aux kiosquiers.

NOUS NE LAISSERONS PAS DÉTRUIRE NOS JOURNAUX ET NOS EMPLOIS

L’intersyndicale CFDT-CGC-CGT-FO-SNJ

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