La retraite des journalistes menacée !

FUSION AGIRC-ARRCO

JOURNALISTES, VOUS ETES TOUS CONCERNES !!!!

 

En tant que cadres, les journalistes cotisent tous, chaque mois, au régime de retraite complémentaire AGIRC. Comme tous les salariés du privé, ils cotisent également au régime de retraite complémentaire ARRCO. Ces cotisations, prises en charge à 60% par l’employeur, permettent « d’acheter » des points  qui, cumulés et convertis en euros, déterminent le montant de la retraite complémentaire. Pour les cadres, dont les journalistes, la part de la retraite complémentaire représente 55 à 65% de la retraite totale (retraite de base + complémentaire). Pour les non-cadres, elle n’est  que de 30 à 35%.

 

AUJOURD’HUI, VOTRE RETRAITE COMPLEMENTAIRE EST MENACEE 

 

Depuis le 1er janvier, les deux caisses de retraite complémentaire AGIRC et ARRCO ont fusionné, suite à un accord signé entre la CFDT et le Medef et que FO a refusé d’entériner.

 

Officiellement, il s’agit, en mutualisant ses ressources avec celles de l’ARRCO, de sauver l’AGIRC, dont le ratio actifs-retraités était supposé être trop faible (4,2 millions de cotisants pour 3 millions de retraités en 2017).

Dans les faits, cette fusion apparaît bel et bien comme le premier étage de la réforme des retraites voulue par Macron, avec la disparition des 42 régimes existants et leur remplacement par un régime universel par points. A la clé, l’obligation de travailler plus longtemps pour des retraites encore plus faibles.

 

C’EST EXACTEMENT CE QUI VA DEJA SE PASSER AVEC LA FUSION AGIRC-ARRCO.

QU’ON EN JUGE :

 

1 – TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS

 

Un cadre qui va avoir 62 ans cette année et qui remplit les conditions pour partir en retraite à taux plein en 2019, se verra appliquer s’il le fait, comme c’est son droit, une minoration de 10% de sa retraite complémentaire pendant 3 ans, au maximum jusqu’à 67 ans !

 

Pour pouvoir toucher l’intégralité de sa retraite complémentaire, il devra repousser son départ d’un an.

S’il décale sa retraite de 2 ans, il se verra appliquer une majoration de 10%. Elle sera de 20% s’il décale de 3 ans, de 30% s’il décale de 4 ans.

 

L’objectif de cette politique de la carotte et du bâton est clair : obliger les cadres et donc les journalistes à travailler plus longtemps et si possible jusqu’à 67 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite décente.

Mais on peut se demander qui pourra de toute façon bénéficier d’une retraite à taux plein quand les entreprises comme France Télévisions, l’AFP ou bien d’autres multiplient les plans de départs massifs ciblant les plus âgés des journalistes !

 

2 – DES RETRAITES COMPLEMENTAIRES DIMINUEES, SURTOUT POUR LES PLUS BAS SALAIRES

 

Outre la menace d’une minoration pendant 3 ans, la fusion va fortement pénaliser ceux des cadres qui touchent moins de 3 333 euros brut par mois (43 337 euros brut/an), c’est-à-dire la grande majorité des journalistes.

Jusqu’à présent, tout cadre était tenu, pour bénéficier de la complémentaire AGIRC, d’obtenir un minimum de 120 points par an, correspondant à ce salaire annuel.

Ceux qui étaient en deçà bénéficiaient d’une Garantie minimale de points (GMP) permettant, moyennant une cotisation spécifique, d’atteindre les 120 points.

Avec la fusion, la GMP est supprimée ce qui baissera automatiquement le nombre de points acquis pour les salariés concernés, et donc le montant de la retraite complémentaire.

 

Les revalorisations annuelles de la valeur du point n’interviendront plus au 1er novembre. Déjà, en 2019, cette revalorisation ne sera que de 0,3%, bien loin donc de l’inflation.

Et le nouveau dispositif introduit la notion de « facteur de soutenabilité » qui pourrait permettre aux gestionnaires de l’AGIRC-ARRCO de baisser la valeur du point, donc le montant de la complémentaire, en fonction de considérants économiques concernant le régime mais aussi la situation générale du pays ! Notons que cette baisse affecterait aussi les retraites déjà liquidées.

 

3 – DES COTISATIONS EN HAUSSE

 

La Garantie minimale de points étant supprimée, elle sera remplacée pour tous les salariés touchant au moins l’équivalent du plafond de la sécurité sociale (3 311 euros brut en 2018) par une contribution d’équilibre général de 0,35%.

Il n’y aura plus que deux tranches de cotisations pour les salariés selon qu’ils se situent en dessus ou en deçà de ce plafond sécu. Mais la part salariale sur la tranche 2 est augmentée de 0,56% tandis que la part patronale reste inchangée.

Ces hausses de cotisation, qui impactent le salaire, n’ouvre aucun droit nouveau.

 

Pour le SGJ-FO, il y a urgence à s’opposer à cette fusion destructrice, comme il y a urgence à se mobiliser pour mettre en échec la réforme des retraites

 

NON A LA FUSION AGIRC-ARRCO

NON A LA RETRAITE UNIVERSELLE PAR POINTS

MAINTIEN DE TOUS LES REGIMES EXISTANT

RETOUR A LA RETRAITE A 60 ANS

REINDEXATION DES SALAIRES ET DES RETRAITES SUR LE COÛT DE LA VIE.

 

 

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