Presse spécialisée: une nouvelle attaque contre nos droits

logo-edimarkLa présidente de la société Edimark – presse spécialisée du secteur médical – vient de s’illustrer par une attaque brutale et sans précédent contre les conventions collectives en annonçant de manière unilatérale qu’elle avait décidé, à compter du 1er juin, de ne plus rémunérer aux salariés la période de carence – 3 premiers jours non indemnisés par la sécurité sociale – en cas de maladie. Une décision, selon elle, non négociable.
Pour justifier cette initiative, elle a eu le culot de se prévaloir « de l’application des textes en vigueur », à savoir la convention collective nationale de travail des journalistes (art 36) et de la convention collective de la presse spécialisée (articles 23 et 27). Les articles en question sont pourtant parfaitement clairs puisqu’ils stipulent que les périodes d’absence pour maladie ou accident du travail couvertes par la sécurité sociale donnent lieu au paiement intégral des salaires.
Dès l’annonce de ce mauvais coup, l’ensemble des délégués et élus du personnel – dont ceux de FO – ont immédiatement convoqué le personnel à une assemblée où plus de 25 salariés sur 50 au total étaient présents. Des salariés – en grande majorité des femmes – qui ont fait savoir à la direction que sa « proposition » était inacceptable car elle signifierait « un net recul pour leur protection sociale et une remise en cause majeure de leur droit à la santé ».
Aux questions précises des délégués sur les justifications d’une telle décision et à leur exigence de la voir abandonnée, la direction n’a jusqu’à présent répondu que par des faux-fuyants évoquant pêle-mêle une économie de 15.00 euros sur les coûts suscités par les arrêts maladie (l’équivalent de deux insertions publicitaires dans les publications de la société !), où la nécessité pour l’entreprise « d’anticiper, s’adapter et surmonter ses difficultés par un effort soutenu de chacun ». Sans compter le chantage à la vente de la société. Bref le bla-bla habituel du patron qui s’en prend à ses salariés.
Force Ouvrière ne laissera pas faire, car ce serait un précédent contre les droits conventionnels de l’ensemble des salariés, et engagera toutes les actions nécessaires pour mettre cette tentative en échec.

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