Après le 6 mai, FO veut des réponses claires sur les retraites

Après l’élection d’un nouveau président de la République le 6 mai, FO demande des réponses claires sur les retraites.
Pour Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), il s’agit du premier dossier sur lequel devra se pencher le nouveau gouvernement.
Durant la campagne, François Hollande a pris l’engagement qu’il rétablirait le droit à partir à 60 ans pour ceux qui ont « la durée de cotisation suffisante». Reste à savoir si le départ sera possible seulement en fonction des périodes effectivement cotisées, comme l’a indiqué le nouveau président, ou si on prend en compte également les périodes validées, c’est-à-dire les périodes pendant lesquelles le salarié n’a pas cotisé mais qui rentrent dans le calcul de ses annuités, tels les congés parentaux, de maternité ou le chômage, comme le réclame Force Ouvrière.
Pour Jean-Claude Mailly, ne pas prendre en compte ces périodes validées serait en effet discriminatoire. Il demande donc une décision rapide du nouveau gouvernement sur ce « point de désaccord ».
Sur la question des salaires et notamment le coup de pouce annoncé en faveur du Smic, autre priorité, FO va demander au gouvernement qu’il « réunisse très rapidement les branches, là où il y a des premiers niveaux de salaire inférieurs au Smic ». »Le gouvernement peut réunir des commissions mixtes paritaires pour que dès l’augmentation du Smic, il y ait des négociations dans toutes les branches », a dit Jean-Claude Mailly.
Pour FO, il faut surtout sortir des logiques d’austérité qui conduisent les salariés et le pays à la catastrophe, ce qui signifie s’opposer résolument aux traités européens en cours de validation et à la fameuse « règle d’or » qui n’est que la règle de l’argent.

Enfin, FO souhaite le retour à un vrai dialogue social, dans lequel le rôle de chacun des interlocuteurs est respecté. Cela signifie non seulement que les syndicats ne soient plus systématiquement stigmatisés ou qualifiés de «corps intermédiaires », mais également qu’on ne tente pas d’institutionnaliser le rôle des syndicats, en inscrivant par exemple le principe de consultation dans la constitution avant de prendre une décision. « En démocratie ça doit se faire naturellement », a jugé Jean-Claude Mailly, rappelant son attachement à l’indépendance syndicale nécessaire à la défense des revendications des salariés.

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