L’Union de Reims Une mauvaise histoire belge

Union de ReimsDeux ans après le rachat du pôle « Champagne Ardenne Picardie » du groupe Hersant Médias par Rossel, l’histoire belge ne fait plus rire personne.

A L’UNION par exemple, la rentrée de septembre est synonyme de la sortie de plusieurs confrères employés en CDD, pour certains parfois depuis deux ans, sans explications le plus souvent. Cette absence de franchise masque un « profilage » redoutable dont Rossel s’est fait le spécialiste.

Untel donc sera jugé trop secret, un autre trop bavard, le dernier trop curieux pour rejoindre les rangs du nouveau papivore.

Ces derniers mois, de nombreux jeunes consœurs et confrères, s’investissant sans compter et sans jamais être remerciés, ont fait les frais de cette politique brutale.

De sorties, il est aussi question chez nos collègues de la régie publicitaire. Ainsi, dix-huit secrétaires ou guichetières sont embarquées sans discussions dans un plan social qui conduira à la suppression, d’ici novembre, de tous les accueils des quatorze bureaux de la zone. Les tâches jusque-là accomplies par ces dévouées employées (certaines étaient présentes dans l’entreprise depuis 25 ans) seront basculées vers la rédaction ou externalisées vers des plates-formes téléphoniques.

Ceci bien entendu, sans affecter la proximité revendiquée par Rossel et ses lieutenants…

Abattement au sein de la rédaction

En deux ans finalement, le groupe belge se sera séparé d’une cinquantaine de journalistes expérimentés, il aura recruté quelques confrères désorientés, et enrégimenté une rédaction dont la docilité et l’abattement se confondent. La section du SGJ-FO n’a pas cessé de dénoncer ces éléments. Comme elle n’a cessé de réclamer un fonctionnement transparent des Institutions Représentatives du Personnel (IRP), une mobilisation du CHSCT et, plus singulièrement, le paiement des astreintes faits divers.

Un an après notre naissance, le CHSCT a ouvert une consultation sur les conditions de travail des personnels, et, ô surprise, la direction annonce qu’à compter de septembre, les astreintes seront payées 10 euros… bruts par soirée.

Une FOR-MI-DA-BLE avancée que Pascal Dejean, l’ami du nordiste Jacques Hardouin, attribue à, nous citons, « l’amicale pression du SNJ ». Les choses sont claires désormais.

A dix mois des élections professionnelles, le SGJ-FO de l’Union/l’Ardennais se voit confondu avec le SNJ par notre direction. C’est plutôt bon signe.

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