Formation permanente  Effets déjà désastreux pour les pigistes

La mise en application depuis janvier 2015 de la nouvelle loi sur la formation professionnelle n’est pas seulement cahotique. Au niveau de l’Afdas (organisme paritaire dont dépend en particulier la presse écrite), elle se révèle désastreuse, notamment pour les journalistes pigistes. De janvier à fin mai, soit presqu’une demie année, seulement 56 pigistes sur plus de 5 000 encartés ont pu accéder à une formation. A titre comparatif, ils étaient plus de 360 à en bénéficier en 2014 malgré un manque de moyens en fin d’année. L’explication tient en grande partie à la diminution de l’enveloppe d’environ 50 % et aux conditions d’accès rendues très compliquées par la non renégociation de l’accord de 2009 rendu caduque par les obligations de la nouvelle loi.

Plus globalement pour l’ensemble des salariés de la presse écrite, tous dispositifs confondus, à fin mai 2015, la diminution de prise en charge est de 35 % dans les entreprises de 10 à 49 salariés, 36 % de 50 à 299, et 56 % dans les groupes de 300 et plus.

Cette situation ne devrait pas s’améliorer car la loi Macron va passer par une ponction supplémentaire sur les fonds. Elle s’ajoutera à celle qui en dirige une partie vers les Régions.

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