Ouest-France : 156 postes menacés, « un plan social qui ne dit pas son nom »

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Un plan de suppressions de 156 postes, dont 116 à la rédaction : c’est du jamais vu dans l’histoire du journal Ouest-France, quotidien le plus vendu dans l’Hexagone (à 600 000 exemplaires). Le projet a été officiellement présenté aux élus du personnel le 17 septembre dernier. La direction du titre, qui avait déjà annoncé un plan d’économies l’an dernier, veut ainsi réduire ses charges annuelles de 15 millions d’euros, et mise aussi, sans grande originalité, sur l’usage de l’intelligence artificielle.

« Inacceptable », a réagi l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, SNJ, dénonçant « un plan social qui ne dit pas son nom ». Il s’appuiera sur des départs en retraite non remplacés, et le non-renouvellement de CDD sur des postes vacants.

Parmi les 800 journalistes que compte la rédaction, les secrétaires de rédaction devraient être particulièrement ciblés – plus de 20% des postes pourraient disparaître selon l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de postes d’éditeurs sont actuellement non pourvus ou occupés par des CDD. 

Comment, dans ces conditions, les journalistes vont-ils pouvoir continuer à exercer leur métier ? « L’ambition affichée est d’aller chercher des abonnés numériques, en proposant des choses différentes sur le Web, constate l’un d’eux. Mais dans les locales, les gens sont de moins en moins nombreux pour remplir les pages d’actualité. Ouest France ne pourra pas survivre en se séparant de l’actualité locale, comme d’autres journaux ont pu le faire. »

Le SGJ-FO exprime son soutien à toutes les initiatives que prendront les salariés de Ouest France et leurs syndicats, pour rejeter ce plan inacceptable, préserver les emplois, et le statut des journalistes.


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